Contexte
Staflinks relie deux mondes qui se trouvent mal en Afrique de l'Ouest : des recruteurs industriels qui peinent à sourcer des profils techniques qualifiés, et des candidats — soudeurs, électrotechniciens, opérateurs d'engins, agents de maintenance, profils BTP, HSE, énergie — qui n'ont pas de canal sérieux pour être visibles. Basée à Nouakchott, la plateforme opère sur la Mauritanie, le Sénégal et la Guinée, avec des employeurs de premier plan (Bouygues, Siemens, Sandvik, Wärtsilä) côté demande.
Le brief deadLine ne s'arrêtait pas à « construire un site emploi ». Une plateforme de recrutement ne vaut rien sans candidats : il fallait à la fois la plateforme et la machine qui la remplit — une campagne d'acquisition sur les réseaux sociaux pour faire venir les talents.
Défi
Construire un marché à deux faces, dans un contexte ouest-africain précis :
- Double produit : un espace candidat (inscription, profil, candidature) et un espace recruteur (offres, accès à la base de candidats, recherche qualifiée) — deux expériences distinctes sur la même plateforme
- Métiers techniques spécifiques : la structure doit parler le langage du secteur (électricité, soudure, maintenance industrielle, BTP/génie civil, CVC, HSE, énergies renouvelables, oil & gas), pas du recrutement générique
- Le problème de l'amorçage : un job board sans candidats ne sert à personne. Il fallait alimenter la base dès le départ
- Contexte régional : audience répartie sur trois pays, accès souvent mobile, sensibilité forte aux réseaux sociaux comme canal d'emploi
Solution
Plateforme & double espace
Une plateforme structurée autour des deux faces du marché : côté candidat, inscription et profil, navigation par métier technique, recherches populaires (soudeur, électromécanicien…), candidature aux offres ; côté recruteur, publication d'offres, accès à une base de candidats et recherche de profils qualifiés. L'architecture est pensée pour des métiers techniques, pas pour du recrutement tertiaire générique.
Base de données talents
Le cœur de la valeur : une base dédiée exclusivement aux métiers techniques et industriels d'Afrique de l'Ouest. C'est ce qui distingue Staflinks d'un job board généraliste et ce qui intéresse des recruteurs comme Bouygues, Siemens, Sandvik ou Wärtsilä — une réserve de profils ciblés, disponibles et qualifiés.
Campagne réseaux sociaux (design + media buying)
Pour résoudre l'amorçage, deadLine pilote l'acquisition de candidats sur les réseaux sociaux : création des visuels et media buying (achat d'espace publicitaire ciblé) pour faire venir les talents techniques vers la plateforme. La campagne ne se contente pas d'exister — elle alimente directement la base qui fait la valeur de Staflinks côté recruteurs.
SEO & structure
Architecture orientée recherche d'emploi : pages par métier et par recherche populaire, structure propre pour capter les requêtes candidats récurrentes dans la région et compléter le canal social par de l'acquisition organique.
Résultat
La plateforme est en ligne sur staflinks.com et compte aujourd'hui plus de 2 500 candidats inscrits, sur trois pays (Mauritanie, Sénégal, Guinée). Le couple plateforme + campagne sociale fait ce qu'on attend d'un marché de l'emploi à deux faces : la campagne remplit la base, la base attire les recruteurs industriels. Staflinks n'est pas un site emploi de plus — c'est une réserve de talents techniques exploitable, sur une zone où ce canal n'existait pas vraiment.
Ce que ce projet a ancré chez deadLine
Staflinks a confirmé une règle des plateformes à deux faces : le produit et son acquisition sont le même livrable. Livrer un job board sans le moteur qui le remplit, c'est livrer une coquille vide. Coupler la plateforme à une campagne réseaux sociaux gérée de bout en bout — création + media buying — fait partie du projet, pas d'une phase « marketing » séparée. Ce réflexe — penser l'amorçage en même temps que le produit — est devenu la façon dont deadLine aborde tout marché ou place de marché.

















